✠ Templiers : Arrestation des Templiers en 1307 puis extermination jusqu'en 1314

Arrestation des Templiers : après la défaite de Saint Jean d'âcre en 1291 c'est le retour en Occident des Templiers, dans le royaume Franc dès l'an 1295 Philippe IV le Bel ourdira avec ses sbires un plan machiavélique pour les arrêter en 1307 puis il les exterminera jusqu'au dernier en 1314.


Début de la fin pour l'Ordre du Temple

Malgré une résistance héroique, les Templiers sont chassés de la terre Sainte en 1291

A partir de l'année 1250 c'est le grand basculement des forces en présence au proche orient, les seigneurs des royaumes d'occident ont compris que les états latins ne pourraient pas être conservés à cause de leur éloignement. Ces seigneurs ont maintenant d'autres chats à fouetter en occident, en effet ils doivent sécuriser leurs propriétés, ils ne désirent plus participer à l'effort de guerre por conserver des états latins qui leurs ont déjà couté très cher ! Alors bien sûr, ils feront semblant d'aider leurs frères d'orient mais en réalité ils se retireront discrétement de ce bourbier. Les Francs d'orient resteront seuls face à leur destin, à partir de l'année 1250 ils survivtont en quémandant des trèves de 10 ans aux Musulmans, toujours plus humiliantes. Les Templiers se battront d'abord à 1 contre 3 puis en 1291 à 1 contre 10, et, la fin de l'aventure surviendra en 1291 avec la défaite de saint Jean d'Acre ou tous seront exterminés à l'exception de quelques uns, dont personne ne sait encore aujourd'hui comment ils ont pu fuir.
Le roi de France Philippe IV le Bel ne manquera pas d'ailleurs de rappeler que les Templiers survivants étaient des lâches qui avaient fui le combat à Acre ! Ce faisant il commençait déjà son travail de sape contre l'Ordre. Mais à la fin du XIII ème siècle, l'ordre du Temple, chassé du proche orient par les Musulmans, n'en dispose pas moins encore d'une force militaire impressionnante de quinze mille hommes [ tous les frères résidant dans les royaumes occidentaux ainsi que ceux de l'empire Byzantin ( enfin de ce qui restait de l'empire )], bien plus que n'aurait pu en lever n'importe quel roi de la chrétienté. Mais, de soldats, les Templiers se sont reconvertis en banquiers administrateurs de biens et ont complètement perdu de vue la reconquête des Lieux saints. C'est que de considérables donations ont rendu l'ordre immensément riche et l'ont transformé en l'une des principales institutions financières occidentales... et la seule qui soit sûre. Il gère ainsi, en véritable banquier, les biens de l'Église et ceux des rois d'Occident ( Philippe IV le Bel, Jean sans Terre, Henri III, Jean Ier d'Aragon... ). Ses commanderies qui abritent les moines-soldats, avec aussi une vocation caritative, couvrent l'ensemble de l'Europe médiévale d'une véritable toile d'araignée. On peut voir au sud d'Angoulême, à Cressac, une chapelle rescapée de l'une de ces commanderies et ornée de peintures murales qui évoquent les croisades. L'opinion Française commence à s'interroger sur la légitimité du Temple. Le roi Philippe le Bel lui-même a souvenance que les Templiers ont refusé de contribuer à la rançon de Louis IX lorsqu'il a été fait prisonnier au cours de la septième croisade. Il entend aussi quelques méchantes rumeurs sur les moeurs prétendument dépravées et diaboliques des moines-chevaliers... Mais en réalité il a peur de cette puissance Templière qui n'obéit qu'au Pape, de plus sa cupidité le pousse à convoiter les richesses du Temple.

Un piteux retour en France mal accepté par le Roi Philippe le Bel

Dans tous les royaumes occidentaux le retour des vaincus s'est passé sans problème, dans tous les royaumes sauf dans le royaume Franc. Le roi va reprendre à son compte une idée déjà ancienne, évoquée par Saint Louis et les papes Grégoire X, Nicolas IV et Boniface VIII, Philippe IV le Bel souhaite la fusion de l'ordre du Temple avec celui, concurrent, des Hospitaliers afin de constituer une force suffisante pour préparer une nouvelle croisade à laquelle le roi de France et le pape Clément V sont très attachés. Voila pour la version officielle !

Dès 1295, le Roi Philippe le Bel met en place une machination

Dès l'an 1295 Philippe IV le Bel avait arrété sa décision concernant les Templiers : l'extermination ! Pendant 12 années aidé de ses sbires et du clergé il instruira un dossier à charge contre l'Ordre, et Jacques de Molay n'aura aucune réaction !
La fusion des deux Ordres est mise sur la table de plusieurs conciles, et l'on élabore même en 1307 un projet dans lequel Louis de Navarre aurait été grand maître du nouvel ordre. Son dramatique échec résulte de l'opposition obstinée du grand maître Jacques de Molay ainsi que de l'agressivité du ministre du roi, Guillaume de Nogaret. Déçu dans ses attentes, le roi de France presse le pape d'agir contre l'Ordre. Au début de l'été 1307 Jacques de Molay est à Paris et ce qu'il entend au sujet de la réputation du Temple l'effare. Début Aout 1307 Jacques de Molay rentre à Poitiers et envoie une lettre au Pape afin d'être reçu par lui dans les plus brefs délais. A ce moment le Pape est persuadé de l'innocence du Temple mais il sait à quel point le roi de France veut la peau de l'Ordre, de plus il sait aussi à quel point ce roi désire la condamnation de son prédécesseur Boniface VIII ( pour l'affaire d'Anagni). Le Pape est pris au piège. Le 24 août 1307, Clément V écrit au roi de France pour lui signifier qu'il entend interroger lui même les dignitaires de l'Ordre. Dans l'esprit du Pape il s'agit de gagner du temps pour laver la réputation des moines-soldats. Mais, à cause de l'état de santé du Pape, l'affaire traîne en longueur et Philippe IV le Bel reprend l'affaire en main. Conscient que le Pape désire gagner du temps, il décide l'arrestation les Templiers pour la fin de l'année sous l'inculpation d'hérésie, sans prendre la peine d'en référer au pape. En Aout 1307 Jacques de Molay s'attendait au pire et, dans ces conditions, les dignitaires ont eu le mois de Septembre et le début d'Octobre pour préparer le repli des archives et du trésor du Temple.

Fin tragique d'un Ordre commandé par un chef dépassé par les événements

Arrestation de tous les Templiers du royaume de France

Guerriers redoutables, protégés par le pape dont ils dépendaient directement, à la tête d’une puissance financière et économique considérable, les Templiers se croyaient invulnérables. C’est d’ailleurs une des raisons de la haine que leur vouait Philippe IV le Bel. Le secret de l’arrestation et sa préparation furent bien gardés, car aucune alerte n’a pu être communiquée, bien que les lettres aient été envoyées dans toute la France et en Europe quelques jours avant. Pourtant, il est inconcevable qu’aucune fuite, aucune information concernant leur arrestation imminente n’ait pu leur parvenir. L'arrestation terminée ils furent emprisonnés et séparés afin qu'ils ne puissent communiquer et organiser une défense commune. Moines soldats, rompus aux combats et aux périls les plus divers, les Templiers ne s’étaient pas préparés à une attaque aussi perfide, et, sans comprendre ce qui se passait se laissèrent arrêter sans résistance dans leurs commanderies.
Certaines maisons ont cependant résisté, à Arras l'arrestation des frères ne se déroula pas sans heurts, ils se défendirent et plus de la moitié mourrurent les armes à la main ( La persécution des Templiers - Alain Demurger - page 51 ).

Nous ne pouvons que conseiller la lecture de cet ouvrage à ceux qui désirent connaitre les chiffres des arrestations et exécutions des frères dans chaque baillage, cliquez ICI

Même si les historiens modernes ont fait un travail de grande qualité, le nombre de Templiers arrêtés, tués, et de ceux qui ont pu s’échapper est mal défini. Les arrestations puis emprisonnements ne furent pas tous consignés par écrit et de plus certaines dépositions ( en particulier celles favorables aux templiers ont disparu ! ). Toujours est-il qu'ils furent des milliers à être arrétés puis emprisonnés et torturés. Certains récits parlent de 1500 Templiers en armes à Lyon. Le nombre de commanderies en France est estimé à 9000 ! Le Roi et le pape furent en désaccord sur le montant des biens à se partager. En dehors des objectifs financiers, le procès est l’occasion pour Clément V d’essayer de restaurer l’autorité papale en Europe. Pour Philippe IV le Bel, malgré son sacrement à Reims par le pape, souhaite affirmer son indépendance et son pouvoir divin sur tout son royaume. Les cindyniques nous apprennent qu’il faut souvent rechercher les causes d’une catastrophe dans l’apparition de divergences dans les éléments d’une situation. Elles ne manquent pas dans le drame des Templiers. Malgré leur passé glorieux pendant les croisades et l’aide financière que les templiers apportèrent aux Rois de France, Philippe IV le Bel les sacrifia pour un sordide problème d’argent. Le pape n’ignore pas l’horreur des tortures par l’inquisition mais la tolère au début pour les interrogatoires puis l’interdit. Clément V non convaincu de la culpabilité des templiers, ému par les tortures, fera cesser les activités des inquisiteurs et ordonnera la formation d’une commission plus « réglementaire ». La procédure engagée par les autorités ecclésiastiques aboutira à un procès très long et controversé et forcera Philippe IV le Bel à patienter 7 ans et à communiquer avec le souverain pontife. Pour ne pas donner l'impression d'être désavoué, le pape choisit la fuite en avant et, le 22 novembre 1307, ordonne à son tour l'arrestation des Templiers dans tous les États de la chrétienté et l'ouverture d'une enquête sur leurs crimes supposés. Tous les Templiers qui refuseront de signer les avœux de leurs pêchés supposés seront brulés vifs ou emprisonnés à vie, ceux qui auront la vie sauve sont ceux qui signeront des avœux sous la torture.

Suppression de l'Ordre du Temple par le Pape Clément V

Le roi obtient de Clément V la suppression de l'ordre, au concile de Vienne, en 1312. Elle est officialisée le 02 mai 1312 par la bulle «Vox in excelso» , bien qu'il soit tout à fait exceptionnel qu'un ordre religieux soit purement et simplement dissous. chute des templiers Le 3 mai 1312, le pape affecte le trésor des Templiers à l'ordre concurrent des Hospitaliers, à l'exception de la part ibérique qui revient aux ordres militaires locaux. Le roi de France et ses conseillers plaident en faveur de cette solution, respectueuse de la volonté des nombreux bienfaiteurs du Temple. En 1313, sur la base de documents comptables, l'ordre de l'Hôpital restitue 200 000 livres au trésor royal pour solde de tout compte. Le successeur de Philippe, Louis X, réclamera toutefois un supplément, estimant que son père a été floué. L'affaire est close en 1317, quand le nouveau roi Philippe V reçoit 50 000 livres supplémentaires. Avec l'affaire du Temple, la monarchie capétienne montre qu'elle entend suivre son intérêt politique et ne plus se comporter en vassale de l'Église.

Malédiction des templiers

Le 11 mars 1314, Jacques de Molay, emprisonné depuis octobre 1307 dans la prison du Temple, fut conduit devant la cathédrale de Notre-Dame pour entendre le verdict du procès, en compagnie de Geoffroy de Charnay, précepteur de Normandie, de Hugues de Payraud, visiteur général de l'Ordre, et de Geoffroy de Gonneville, Commandeur d'Aquitaine. La sentence des juges fut la prison à vie. Mais Jacques de Molay et Geoffroy de Charnay haranguèrent la foule en disant que leurs aveux avaient été volés, que les Templiers n'avaient commis aucun crime et étaient victimes d'une machination. Les deux hommes furent alors condamnés au bûcher. Dans la soirée du 11 mars 1314, sur le bûcher dressé sur l'île aux Juifs, en face du Palais de la Cité, Jacques de Molay s'écrie : "Pape Clément ! Roi Philippe ! Avant un an, je vous cite à comparaître au tribunal de Dieu pour y recevoir votre juste chatîment ! Maudits ! Maudits ! soyez tous maudits jusqu'à la treizième génération de vos races !" La malédiction du grand-maître allait s'avérer :

Clément V meurt le 20 avril 1314 d'étouffement.
Philippe IV le Bel décède dans la nuit du 26 au 27 novembre 1314 d'un ictus cérébral ses trois fils mourront dans les 12 années à venir, sans laisser de descendance mâle, mettant ainsi fin à la lignée des Capétiens directs.


Les Templiers calomniés et abandonnés de tous

Ultime tentative du Pape Clément V pour sauver les Templiers

Le parchemin de Chinon a été daté du 17 au 20 août 1308. Il fut préparé par Robert de Condet, un ecclésiastique du diocèse de Soissons qui occupait les fonctions de notaire apostolique. Les notaires apostoliques publics étaient Umberto Vercellani, Nicolo Nicolai de Benvenuto, Robert de Condet et maître Amise d’Orléans le Ratif. Les témoins de la procédure étaient frère Raymond, abbé du monastère bénédictin de Saint-Théofred (diocèse d’Annecy), maître Berard (ou Bernard) de Boiano, archidiacre de Troyes, Raoul de Boset, confesseur et chanoine de Paris, et Pierre de Soire, superviseur de Saint-Gaugery du Cambrésis. En outre, selon le document, trois autres copies plus détaillées furent rédigées par les autres notaires publics. Les participants signèrent tous les documents et y apposèrent leurs sceaux. Selon le parchemin, « leurs paroles et confessions furent écrites exactement telles qu’elles furent intégrées ici par les notaires listés plus bas, en présence des témoins ci-dessous. Nous avons aussi ordonné que ces choses soient formulées de cette manière officielle et validées par la protection de nos sceaux. » Le parchemin de Chinon est mentionné dans plusieurs livres de référence sur les Templiers. Par exemple, le parchemin a été publié au XVII ème siècle par Baluze dans un ouvrage intitulé « Vitae Paparum Avenionensis » ( Vies des papes à Avignon ). En 2001, Barbara Frale a trouvé l'original du parchemin dans les Archives secrètes du Vatican. L'historien Alain Demurger assure que cet original ressemble en tous points à la copie existante, rien de nouveau n'est mentionné sur ce parchemin. Deux ans plus tard, elle a publié un article sur sa découverte dans le Journal of Medieval History, et a également consacré un livre en italien à la question. Le parchemin de Chinon fait également partie des documents sur le procès de l'ordre du Temple conservés aux Archives secrètes du Vatican et publiés en 2007. Chinon est la ville française où Jacques de Molay et les autres Templiers ont été interrogés. Des agents du pape ont en effet mené une enquête au château de Chinon (diocèse de Tours) pour vérifier les plaintes contre les accusés. D’après ce document, le pape Clément V ordonne à Béranger Frédol, cardinal-prêtre de Saints-Nérée-et-Achilée, à Étienne de Suisy, cardinal-prêtre de Saint-Cyriaque-des-Thermes, et Landolfo Brancaccio, cardinal-diacre de Saint-Ange-de-la-Pêcherie de mener l’enquête sur les Templiers accusés. Les cardinaux déclarent alors « ... par cette déclaration officielle destinée à toute personne qui la lira... (que) sa Sainteté le pape souhaitant et recherchant la vérité pure, complète et sans compromission de la part des responsables dudit Ordre, à savoir frère Jacques de Molay, maître de l’Ordre des Templiers, frère Raimbaud de Caromb, précepteur des commanderies des Templiers en Outremer, frère Hugues de Pairaud, précepteur de France, frère Geoffroy de Gonneville, précepteur d’Aquitaine et de Poitou, et Geoffroy de Charnay, précepteur de Normandie, nous a ordonné et mandés, spécifiquement et par sa volonté exprimée par la parole, afin que nous puissions examiner en toute diligence la vérité en questionnant le maître et les précepteurs susmentionnés — l’un après l’autre et individuellement, en ayant sommé les notaires publics et des témoins dignes de foi. ».

Absolution discrète en 1308 du Pape Clément V qui tente de résister à Philippe IV

Le premier à être interrogé, le 17 août 1308, fut Raimbaud de Caromb. Au terme de l’interrogatoire, les cardinaux lui accordèrent l’absolution (c'est-à-dire le pardon de fautes commises et reconnues) : « ...Après ce serment, par l’autorité de Sa Sainteté le pape qui nous a été spécifiquement accordée dans ce but, nous avons étendu à frère Raimbaud qui le demandait humblement et selon l’usage accepté par l’Église, la miséricorde de l’absolution de la condamnation à l’excommunication que les actes susmentionnés avaient causée, le réunifiant de la sorte à l’unité avec l’Église et le réintégrant dans la communion des fidèles et les sacrements de l’Église. ». Le 17 août également, les enquêteurs du Pape interrogent ensuite Geoffroy de Charnay, qui fut lui aussi absous.
Puis, toujours le 17 août, vint le tour de Geoffroy de Gonneville qui reçut également l’absolution. Le 19 août 1308, Hugues de Pairaud fut le quatrième à être interrogé et il fut de même absous.
Enfin, le Grand Maître fut interrogé en dernier, le 20 août 1308. Les cardinaux interrogateurs lui accordèrent également l’absolution. Selon le document, tous les interrogatoires des accusés qui se sont déroulés du 17 au 20 août 1308 ont été effectués avec la présence systématique de notaires publics et de témoins rassemblés pour l’occasion. Parmi les chefs d’accusation figuraient la sodomie, la dénonciation de Dieu, des embrassades illicites, des crachats sur la Croix, et l’adoration d’une « idole » le Baphomet. Le corps du texte décrit l’apparence des accusés, les serments qu’ils prêtèrent, les accusations qui pesaient contre eux, leurs interrogatoires, les dénonciations, les demandes d’absolution qu’ils avaient faites, et la délivrance de cette absolution par les agents du pape. Un extrait de l’interrogatoire de Jacques de Molay se lit ainsi : « Interrogé pour savoir s’il avait confessé ces choses à cause d’une demande, d’une récompense, de la gratitude, d’une faveur, de la peur, de la haine ou de la persuasion d’une tierce personne — ou à cause de la crainte d’être torturé, il répondit par la négative. Lorsqu’on lui demanda si, après son arrestation, il avait été soumis à la question ou à la torture , il répondit par la négative.». Le parchemin de Chinon Un extrait de l’absolution donnée à Jacques de Molay est rédigé de la sorte : « Après cela, nous avons décidé d’accorder la miséricorde de l’absolution pour ces actes au frère Jacques de Molay, maître dudit ordre dans la forme et la manière décrite plus haut, il a dénoncé en notre présence l’hérésie susmentionnée et toute autre hérésie, et a juré en personne sur les Saints Évangiles du Seigneur, et a humblement demandé la miséricorde de l’absolution. Il est donc réintégré dans l’unité de l’Église et de nouveau admis à la communion des fidèles et les sacrements de l’Église.». Le parchemin de Chinon permettrait ainsi de mieux connaître certaines pratiques des Templiers, et de confirmer que les confessions des accusés, qui ont tous admis avoir craché sur le crucifix à la demande de leurs confrères lors de leur initiation, ont toutes été extorquées sous la torture, ou par la menace de la torture. Geoffroy de Gonneville aurait été le seul à n’avoir pas dénoncé ni craché sur la Croix malgré la pression. Quant aux autres, ils assurent avoir « renié le Christ de bouche, mais non pas de coeur ». Tous nient également avoir pratiqué la sodomie. Ils expliquent que les Templiers s’embrassaient en signe de respect ( d'où le terme "baiser" ).

Une rumeur infondée circule dans les mileux Templaristes depuis le XIX ème siècle à savoir : " Hugues de Pairaud aurait admis avoir vu la « tête de l’idole » qu’on accusait les Templiers d’adorer il l’aurait vue à Montpellier, en la possession de frère Peter Alemandin, précepteur de la commanderie de cette ville ". Factuellement dans les minutes du procès Hugues a reconnu que certains us et coutumes étaient pratiqués durant l’initiation dans certaines commanderies, mais rien qui ne puisse conduire leurs éxécutants à être blamés par l'église. Tous précisent qu’ils ont confessé à un prêtre ou à un évêque la totalité de leurs offenses à la foi catholique, pour lesquelles on leur a infligé des pénitences puis accordé l’absolution.


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