Les Croisades

Les premières croisades d’envergure vers la terre sainte ont lieu dès le IV ème siècle, ils sont encouragés par l’édit de Constantin de l'an 313, par lequel le christianisme devient la religion de l’Empire romain. Dès lors, les croisades ne cesseront plus, et prendront beaucoup d'ampleur jusqu'au XI ème siècle. Mais en 1073, les Turcs Seldjoukides, prennent Jérusalem et chassent les Arabes Abbassides de la Judée Samarie, en interdisant dans la foulée l’accès aux chrétiens à la Terre Sainte. Dès lors, les grandes Croisades Chrétiennes verront le jour pour libérer puis conserver la Terre Sainte.


Récapitulation de ces grandes Croisades



Première croisade (1096-1099)


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Deuxième croisade (1146-1149)


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Troisième croisade (1189-1192)


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Quatrième croisade (1202-1204)


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Cinquième croisade (1217-1221)


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Sixième croisade (1228-1229)


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Septième croisade (1248-1254)


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Huitième croisade (1270)


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Neuvième croisade (1272)


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Croisade des enfants (1212)


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Croisade des pastoureaux (1251)


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Croisade contre les cathares (1208-1244)


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Etymologie du terme "Croisades"

Le terme « Croisades » apparaît très ponctuellement à la fin du XIII ème siècle en latin médiéval. Les textes médiévaux font le plus souvent référence à « voyage à Jérusalem » pour désigner les Croisades, ou encore de peregrinatio, « pèlerinage ». Sont aussi employés les termes de auxilium terre sancte, « aide à la Terre sainte », expeditio, transitio ainsi que « passage général » (expéditions d'armées nationales), « passage régulier » et « passage particulier », ces passages étant des incursions ponctuelles et non des « guerres saintes » pour désigner les Croisades. Prise de Jérusalem en 1099 Le terme de Croisades n'apparaît que tardivement en Français, voici ce que mentionne le dictionnaire "le Trésor de la langue française informatisé" qui fait remonter l'expression « soi cruisier » (se croiser) à la Vie de St Thomas le martyr de Guernes de Pont-Sainte-Maxence datée de 1174, et le terme de « Croisade » aux Chroniques de Chastellain datées de 1475, notant qu'il s'agit d'un substitut de termes proches tels que « croisement », « croiserie » ou « croisière » qui sont plus anciens, sans qu'on puisse les signaler avant la fin du XII ème siècle. le Dictionnaire historique de la langue française note une première apparition du mot vers 1460 et note également qu'il dérive de « croisement », que l'on rencontre avant la fin du XII ème siècle. Pourtant, l'ancien français « croiserie » apparaît dans la chronique de Robert-de-Clari durant la quatrième Croisade (1204), tandis que l'on trouve l'espagnol cruzada dans une charte en Navarre de 1212. En réalité, tous ces termes sont des substantifs de l'adjectif crucesignatus, croisé (littéralement, marqué par la croix) qui, lui, apparaît dans la chronique d'Albert d'Aix (sans doute écrite, pour sa première partie, dès 1106) ou du verbe crucesignare, prendre la croix, qui est fréquent au XII ème siècle. Il est donc évident que ce que nous appelons « première Croisade » n'était pas appelée ainsi par ses contemporains. Du point de vue Musulman, les Croisades ne sont d'ailleurs pas perçues comme une nouveauté, mais comme la continuation de la lutte contre l'Empire romain d'Orient, qui durait depuis plusieurs siècles. Pourtant, il est aussi évident que les contemporains ont eu très tôt conscience que la Croisade n'était plus un simple pèlerinage armé ni une opération militaire comme les autres mais bien une réalité différente, alliant les caractéristiques du pèlerinage à Jérusalem aux impératifs d'une guerre contre les musulmans pour la défense de la chrétienté.

Pour comprendre l'origine des Croisades

- De l'an 71 à l'an 335 après J.C, Jérusalem fut une ville ouverte

Elle est peuplée en majorité de Juifs et de Chrétiens qui acceptent la domination de Rome. La population paiera un lourd tribut à Rome qui en contre partie les laissera commercer et pratiquer leurs religions, en les défendant des envahisseurs. En l'an 71 les Juifs n'ont plus le droit de résider à Jérusalem, mais malgré cet interdit une communauté juive se réinstalle dans la ville. Vers 130, l'empereur Hadrien décide de faire rebâtir la ville, sans doute pour lui rendre sa splendeur passée et pour promouvoir les élites juives hellénisées qui habitent encore la ville. Des Temples sont édifiés sur les sites qui seront identifiés comme ceux du Saint-Sépulcre et de la Nativité à Bethléem. Deux proches du patriarche Juda Hanassi, qui entretient de bonnes relations avec les Sévères, figurent parmi les dirigeants de la communauté juive de Jérusalem.
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- De l'an 335 à l'an 614 après J.C, Jérusalem fut une ville Chrétienne

En 451, le patriarcat de Jérusalem est créé. La ville Ήὰγία πόλις Ίερουσα[λήμ] (Hagiapolis Ierusalem, Cité Sainte) ou Hierusalem, est représentée sur plusieurs mosaïques chrétiennes du V ème au VIII ème siècle, en particulier sur la Carte de Madaba (560-565). Lorsque Jérusalem devient une ville Chrétienne, le site même du Temple est un immense champs de ruines. C'est sur ce site dévasté que les Chrétiens contruisent avec l'accord de Justinien
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- De l'an 638 à l'an 1099 après J.C, Jérusalem fut une ville Musulmane

Les Perses de religion 'mazdéiste' occuperont Jérusalem de 614 à 638, mais se montreront incapable d'endiguer le raz de marée Musulman en 638. Devenus maîtres de Jérusalem en 638, les musulmans bâtissent à l'emplacement du Temple de Salomon la Coupole du Rocher ( Qubbat As Sakhra ) entre 688 et 692. D’après la tradition Musulmane, durant son voyage nocturne, Mahomet se serait élevé vers les cieux depuis le rocher que recouvre ce monument. En 692 les Musulmans détruisent l'église "Sainte Marie la Neuve". En 693 les Musulmans entreprennent la construction de la mosquée al-aqsa à l'emplacement de cette église, mosquée inaugurée en 705.
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- De l'an 1099 à l'an 1187 après J.C, Jérusalem fut une ville Chrétienne

Après la prise de Jérusalem par les croisés en 1099, le dôme du rocher est transformé en église Chrétienne. Il est alors surmonté d'une croix, orné à l'intérieur d'images pieuses mais on y laisse les inscriptions arabes (et alors indéchiffrables) qui niaient la divinité de Jésus. C'est aussi à cette époque qu'est reconnu le chemin qu'aurait suivi Jésus pour monter au Calvaire, c'est-à-dire la Via Dolorosa. Le palais et les bâtiments royaux sont établis autour de la Tour de David et de l’actuel quartier arménien. Devenu le Templum Domini ou temple du Seigneur, il est confié aux chanoines (des prêtres vivant en communauté) du Saint Sépulcre. La ville devient la capitale du Royaume latin de Jérusalem aussi appelé royaume franc de Jérusalem et Godefroy de Bouillon prend le titre d’avoué du Saint-Sépulcre. Les Musulmans et les Juifs sont interdits d'établissement à Jérusalem tant que dure la domination des Croisés sur la ville. Les Francs agrandissent et transforment considérablement le Saint-Sépulcre. Les fondations de La mosquée Al-aqsa et du dôme du rocher, redevenus des lieux de culte Chrétien, sont méthodiquement fouillés de l'an 1106 à l'an 1116 par Geoffroy de Saint-Omer et ses hommes qui créeront également la milice des pauvres chevaliers du christ. Ces chevaliers habitent alors dans les écuries du roi Salomon à coté de la mosquée Al-aqsa, tandis que le roi Baudouin habite dans la mosquée Al-aqsa ( à l'emplacement du palais du roi Salomon rasé par les Romains, puis rebati en église "Sainte Marie la Neuve" par les chrétiens, puis rasée par les Musulmans qui construisirent en lieu et place la mosquée Al-aqsa ). Lors de ces fouilles, ces derniers découvrent des écrits concernant la vie de Jésus, de nature à les déstabiliser, mais Bernard de Clairvaux reprend les choses en main et missionne Etienne Harding pour traduire ces parchemins et en agréger certaines parties au nouveau testament 'revu et corrigé'. Il ne fait guère de doute non plus que des objets de la plus haute importance y furent découverts, objets cachés par les prêtres qui exerçaient dans le Temple. l'origine du nom « Templiers » ne fait donc pas référence au lieu qu'ils occupent dès 1106, mais à l'emplacement où se dressaient les deux Temples des hébreux, puis le Templum Domini ( dôme du rocher transformé en lieu de culte Chrétien ) considéré comme leur siège symbolique.
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- De l'an 1187 à l'an 1917 après J.C, Jérusalem fut une ville Musulmane

- Une période instable : du règne de Saladin au contrôle de Jérusalem par les Mamelouks (1187 - 1261).
- Le règne des Mamelouks (1261 - 1516).
- Période ottomane (1516 - 1917). Le statut des résidents du territoire aujourd’hui appelé Palestine, (inclus dans l’Empire ottoman à partir de 1516) durant la période comprise entre le début de l’occupation anglaise le 9 décembre 1917 et la mise en application de l’Ordonnance sur la citoyenneté palestinienne le 1er août 1925, en matière de droit international est le suivant :
sous la domination turque, conformément à la Loi sur la nationalité ottomane du 19 janvier 1869, les habitants de la Palestine étaient citoyens ottomans. À l’époque, légalement parlant, il n’existait ni Palestine, ni nationalité palestinienne, ni Palestinien, pas plus qu’existait Israël, nationalité israélienne ou Israéliens.

- De l'an 1917 à l'an 1948 après J.C, Jérusalem sous protectorat Anglais

Après la bataille de Jérusalem (novembre-décembre 1917) où les deux camps choisissent d'opérer à l'écart de la ville par égard pour les lieux saints, le général britannique Edmund Allenby entre solennellement à pied dans Jérusalem le 11 décembre 1917. Il est flanqué de près par le haut commissaire français pour la Palestine Georges Picot. Il lit une proclamation en anglais garantissant tolérance religieuse et protection dans tous les Lieux saints. Cette proclamation est ensuite lue en français, italien, hébreu, arabe, grec, russe et arménien, ce qui constituait la première utilisation officielle de l'hébreu en Terre d'Israël depuis la chute du Second Temple. La ville reste sous mandat britannique jusqu'en 1948, dans un climat d'instabilité (attentats terroristes, violences). À partir de 1918, des quartiers juifs voient le jour à l'ouest et au sud de la vieille ville, et le nombre des réfugiés juifs d'Europe centrale augmente. Cette implantation juive accrue provoque des réactions arabes, qui éclatent à Jérusalem en 1920 et 1928. Le haut-commissaire britannique Herbert Samuel freine l'immigration juive.
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- De l'an 1948 à l'an 2018 après J.C, Jérusalem devient une ville partitionnée

Dans l'après-midi du 14 mai 1948, David Ben Gourion proclame l'indépendance de l'État d'Israël. Le 15 mai 1948, les Britanniques quittent la région, laissant Juifs et Arabes se déchirer pour la possession de la ville. Le 27 mai, la Légion arabe contraint les Israéliens à évacuer la Vieille Ville. Le 6 juin, les Israéliens parviennent à relier la ville au reste du pays. En juillet, l'aviation arabe bombarde la ville. Le 7 janvier 1949, le Conseil de sécurité des Nations unies impose la fin des combats. Les combats ont eu lieu dans la Vieille Ville finalement abandonnée par les Israéliens et à la périphérie de la ville (Massacre du convoi pour l'hôpital du mont Scopus, « Route de Béthanie »). À partir de novembre 1948 et l'établissement de la ligne cessez-le-feu matérialisée par un no man's land, la ville se retrouve partagée entre une partie occidentale contrôlée par Israël et une partie orientale (qui inclut toute la vieille ville) contrôlée par la Jordanie. La circulation entre les deux parties est impossible. Seuls le personnel de l'ONU et les touristes étrangers peuvent passer le check-point de la porte de Mandelbaum. La plupart des lieux saints, ainsi que le quartier juif de la vieille ville (vidé de ses habitants), se trouvent alors sous contrôle jordanien. Toutes les synagogues et de nombreuses églises de la vieille ville sont saccagées, ainsi que le cimetière du Mont des Oliviers (dont les pierres tombales sont utilisées pour construire des latrines). Alors que la Jérusalem arabe est délaissée par les autorités politiques, la Jérusalem israélienne bénéficie d'importants investissements : elle est proclamée capitale de l'État d'Israël — pour la première fois depuis près de deux mille ans à l’exception de la période croisée, la ville sainte redevient une capitale politique — et la Knesset et la plupart des ministères s'y installent. La population de la Jérusalem israélienne passe de 90 000 à 190 000 entre 1949 à 1967. Le quartier du gouvernement est bâti dans les années 1950 et 1960 et le musée d'Israël avec les prestigieux manuscrits de la mer Morte est inauguré en 1965. L'université hébraïque de Jérusalem rouvre à Givat Ram en 1953 et le nouvel hôpital Hadassah emménage à Ein Kerem en 1961.
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Vous connaissez à présent un peu mieux l'histoire de Jérusalem.
Je vous ai épargné ci dessus la période antérieure à l'an 71 de notre ère, ainsi que les rapports conflictuels qu'Israel entretient avec ses voisins depuis 1949.


Revenons donc à notre sujet "les croisades", vous devez savoir que de l'an 600 à l'an 1000 les pélerinages Chrétiens en Terre Sainte se sont succédés même s'ils étaient très risqués, ce risque faisait partie du tribut à payer pour le salut de l'âme du pélerin. A partir de l'an 1000 et avec le regain religieux succité par le passage à un autre millénaire, les pélerins se firent plus nombreux et mieux organisés en matière de défense armée de leurs cortèges. Il y eut donc de nombreuses petites Croisades avant celle de 1096, ou plus exactement de nombreux pélerinages armés. Tous ces pélerinages étaient encadrés par des armées de soldats afin d'éviter les pillages perpétrés par les populations des territoires traversés. De l'an 600 à l'an 1073 le pélerinage achevé, le pélerin Chrétien revenait toujours dans son pays d'origine, et aucun ne s'installa au Proche Orient. Tout changera en 1073 quand les Turcs interdiront les pélerinages en Terre Sainte, et c'est cette interdiction qui générera la première Croisade. De l'année 1073 à l'année 1095 les Papes Grégoire VII, Victor III, Urbain II sillonneront les royaumes occidentaux afin de sensibiliser les Rois au danger que représentait le monde Musulman pour les Chrétiens d'Orient et d'Occident. 20 longues années à précher dans le désert tant il est vrai que les souverains européens étaient plus occupés à gérer le quotidien qu'à se projeter vers l'avenir, les seigneurs occidentaux passant le plus clair de leur temps à guerroyer entre eux pour agrandir leus territoires ! C'est ainsi que pendant 20 ans, tous ces Rois se hatèrent lentement, très lentement, pour organiser la riposte qui permettrait aux Chrétiens de retourner à Jérusalem et aussi qui soulagerait les Chrétiens d'Orient de la menace Musulmane ! Le troisième Pape Urbain II tirera les enseignements de ses malheureux prédécesseurs, il mettra en place la réforme de l'église dans le but de la rendre plus accessible aux pauvres et moins pompeuse, en un mot il fit ce que tout le monde attendait depuis longtemps. Cette réforme fut achevée au concile de Clermont le 27 novembre 1095 .
Ce Pape Urbain II rusé en fit un résumé habile lors du discours de clôture prononcé par ses soins sur le parvis de la cathédrale. en fin de discours, et pour conclure sur la réforme, il évoqua l'interdiction faite aux Chrétiens par les Musulmans d'accéder aux lieux Saints depuis plus de vingt années, il exhorta les seigneurs à arrêter leurs querelles stériles, il les supplia de mettre leur énergie au service de Dieu en prenant les armes pour délivrer Jérusalem ! La population acclama ce discours, et, les seigneurs ne purent faire autrement que d'emboiter le pas au peuple ! C'est au cri de "Dieu le veut" que naquit cette rébellion contre les Musulmans, il ne restait plus qu'à trouver un organisateur à la hauteur de ce projet ! L'organisateur arrivera par miracle, et ménera à bien cette croisade, cet homme providentiel s'appelle Godefroy de Boulogne "dit de Bouillon" et contrairement à la légende qui le voudrait natif de Baisy en Belgique, il est né dans le chateau du comte de Boulogne à Boulogne sur mer .

Si vous désirez savoir pourquoi les Belges ont fabriqué cette légende " Godefroy de Bouillon né en Belgique"

Révélations concernant la 1ère croisade !

Godefroy IV de Basse Lotharingie, naquit en 1057 à Boulogne sur mer. Il est le deuxième fils d’un riche seigneur flamand "Eustache II -Aux Grenons- comte de Boulogne" et d’une wallonne Ida de Lotharingie (Lorraine), héritière de Bouillon (Ardennes, Belgique), et des ducs de Basse-Lotharingie .
Godefroy de Bouillon est un descendant de Charlemagne, et, comme son illustre ancêtre, un personnage extraordinaire. Il appartient à un clan de ducs, comtes et évêques, groupe aristocratique qui gouverne la Lotharingie depuis l'an 950. Comme il ne pouvait hériter des terres et titres de son père car deuxième fils, sa mère confia son éducation de chevalier à son oncle Godefroy III le Bossu à Bouillon (Belgique). À la mort de ce dernier (qui n'avait pas d'héritier), Godefroy hérite de ses titres d'ou son surnom "Godefroy de Bouillon". Toutefois, si l'empereur germanique lui concède le marquisat d’Anvers (1076), il lui interdit en sa qualité de roi de Germanie, le titre de duc de Basse-Lotharingie comme le souhaitait son oncle dans son testament. Godefroy se range néanmoins fidèlement au côté d'Henri IV dans la lutte d'investiture qui oppose l'empereur germanique et le pape Grégoire VII, et entre dans Rome les armes à la main. Pour le récompenser de ses fidèles et loyaux services, l'empereur germanique lui accorde finalement le titre de Duc de Basse-Lotharingie en 1087. Il règne désormais sur le duché de Brabant, le comté de Hainaut, le duché de Limbourg, le comté de Namur, le duché de Luxembourg et une partie du comté de Flandre.
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Généralités concernant l'organisation des croisades

Les croisades étaient des entreprises lourdes à préparer et à gérer, leurs succès dépendaient souvent de la présence en nombre de personnels qualifiés sur le champ de bataille. Les guerriers : les chevaliers, la cavalerie lourde (troupes de première ligne) et le personnel de soutien comme les archers, les fantassins et les ingénieurs de siège. L'intendance : les prêtres alphabétisés et capables d'exécuter des rituels religieux ainsi que des tâches administratives, des marchands qui contrôlaient les fournitures, des chirurgiens et des membres du personnel de maison de chaque seigneur croisé. Dans les croisades ultérieures, les marins auront un rôle crucial, car les voyages en Terre Sainte ne seront plus terrestres mais maritimes. Cependant, les chevaliers resteront toujours les moteurs des armées croisées qu'ils organiseront et commanderont. Pour un Seigneur, un noble, un marchand, un praticien médical, un membre des corporations de batisseurs, un boucher, un boulanger, un vilain ou un serf, participer à une croisade relevait d'un comportement chevaleresque. La décision de partir en croisade était dictée par la structure féodale mais aussi par le climat social de la région. Si un roi «prenait la croix», ses vassaux étaient obligés de le rejoindre par loyauté, ainsi que par preuve de dévotion religieuse.
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