ūüĎĀ Templarisme : Histoire d'Alphonse-Louis Constant, dit √Čliphas L√©vi : un eccl√©siastique d√©froqu√© devenu Franc-ma√ßon

      √Čliphas L√©vi, un eccl√©siastique d√©froqu√© devenu Franc-ma√ßon, pur produit Templariste. L'Ordre du Temple de l'an 1118 √©tait compos√© de moines soldats Catholiques au service du Pape et sous son commandement supr√™me, et cet ordre est rest√© Catholique jusqu'a sa dissolution par le Pape Cl√©ment V le 22 mars 1312. Les Templiers furent victimes d'une machination ourdie par le roi Philippe le bel, et le Pape fut impuissant √† les sauver. A partir de 1804, encourag√© par Napol√©on Bonaparte et gr√Ęce √† Fabr√©-Palaprat, le Templarisme naquit. C'est sur ce terreau templariste devenu tr√®s √† la mode que Eliphas Levi se sp√©cialisa dans une de ses branches : l'occultisme. Dans le milieu du XIX √®me si√®cle des th√®ses fumeuses apparurent dans ce monde tr√®s ferm√© du Templarisme. A partir des ann√©es 1950 avec le n√©o-Templarisme ces th√®ses se sont transform√©es en d√©rives √©sot√©riques d√©lirantes ( Prieur√© de Sion, Da Vinci Code, Marie-Magdala, les M√©rovingiens, etc ).      


Le Baphomet, une image apparue en 1854 dans l'ouvrage 'Dogme et rituel de la haute magie'

Jamais avant 1854 une image n'avait été produite pour matérialiser le Baphomet que les Templiers furent accusés à tort d'avoir adoré. C'est Alphonse-Louis Constant dans son ouvrage 'Dogme et rituel de la haute magie' qui le premier dessina un portrait de cette idole.

Histoire d'Alphonse-Louis Constant, dit √Čliphas L√©vi

Gr√Ęce √† l'abb√© Hubault, qui avait organis√© dans sa paroisse un coll√®ge dispensant gratuitement les bases de l'instruction aux enfants pauvres, il fait ses premi√®res √©tudes, puis entre en 1825 au petit s√©minaire Saint-Nicolas du Chardonnet, dirig√© alors par le Fr√®re-Colonna.
En 1830, ayant termin√© sa rh√©torique, il int√®gre le s√©minaire d'Issy pour deux ann√©es de philosophie. Apr√®s Issy, c'est au s√©minaire de Saint-Sulpice qu'il fait sa th√©ologie. Il y est ordonn√© sous-diacre. En 1835, alors qu'il a la charge de l'un des cat√©chismes de jeunes filles de Saint-Sulpice, la jeune Ad√®le Allenbach lui est confi√©e par sa m√®re, avec mission de ¬ę la prot√©ger tout sp√©cialement et de l'instruire √† part, comme si elle √©tait la fille d'un prince ¬Ľ. Le jeune abb√© tombe √©perdument amoureux de sa prot√©g√©e, en qui il croit voir la Sainte Vierge apparue sous une forme charnelle. Ordonn√© diacre le 19 d√©cembre 1835, il quitte finalement le s√©minaire en juin 1836 avant de recevoir le sacrement de l'ordre, mais entre-temps la jeune fille pour laquelle il avait tout quitt√© le d√©laissa.

Sa m√®re infirme, qui avait mis toutes ses esp√©rances en lui, tr√®s abattue par le d√©part de son fils du s√©minaire, se suicide quelques semaines plus tard. Il passe une ann√©e dans un pensionnat pr√®s de Paris, puis accompagne un ami com√©dien ambulant nomm√© Bailleul dans une tourn√©e en province. En 1838, il se lie d‚Äôamiti√© avec la socialiste Flora Tristan (qui sera la grand-m√®re du peintre Paul Gauguin), et collabore avec Alphonse Esquiros, rencontr√© au petit s√©minaire, √† la revue, Les Belles Femmes de Paris. Alors qu'il parcourt les salons pour sa revue, il fait un jour la connaissance d'Honor√© de Balzac, alors en pleine gloire, chez Mme de Girardin. Songeant encore √† acc√©der √† la pr√™trise, il part pour l‚Äôabbaye de Solesmes, bien r√©solu √† y passer le reste de ses jours. L'abbaye poss√©dant une biblioth√®que d'environ 20 000 volumes, il √©tudie la doctrine des anciens gnostiques, celle des p√®res de l'√Čglise primitive, les livres de Cassien et d'autres asc√®tes, les pieux √©crits des mystiques, et sp√©cialement les livres de Mme Guyon.

Travaux d'√Čliphas L√©vi au d√©but de sa carri√®re

Durant son s√©jour √† Solesmes, il fait para√ģtre son premier ouvrage : le Rosier de Mai (1839). √Ä cause d'une m√©sentente avec l'abb√© de Solesmes, Constant quitte finalement l'abbaye au bout d'un an, sans le sou. En interc√©dant aupr√®s de l'archev√™que de Paris, Mgr Affre, il finit par obtenir un poste de surveillant au coll√®ge de Juilly. Ses sup√©rieurs le maltraitent, et dans son √©cŇďurement il compose, au grand scandale du clerg√© et des bien-pensants, la Bible de la libert√© (1841). L'ouvrage paru le 13 f√©vrier est saisi √† Versailles une heure apr√®s sa mise en vente. Un grand nombre d'exemplaires ont tout de m√™me √©t√© sauv√©s, et l'abb√© Constant est arr√™t√© dans les premiers jours du mois d'avril. Le proc√®s a lieu le 11 mai 1841, l'abb√© est condamn√© √† 8 mois de prison et 300 francs d'amende. √Ä la prison de Sainte-P√©lagie, o√Ļ il passa 11 mois (n'ayant pas de quoi r√©gler l'amende) il retrouve son ami Esquiros et l'abb√© de Lamennais. Tous les moyens furent apparemment employ√©s pour le faire mourir de chagrin et de mis√®re. On intercepta ses lettres pour en d√©naturer le sens, l'accusa d'√™tre un vendu √† la police, et il dut en outre subir l'animosit√© de certains autres d√©tenus. Il chercha des consolations dans l'√©tude, lisant pour la premi√®re fois les √©crits de Swedenborg. Mais ses amis du dehors ne l'oubliaient pas. Une certaine Mme Legrand, tr√®s riche amie de Flora Tristan, fit en sorte d'adoucir l'ordinaire du prisonnier en lui faisant porter une nourriture plus riche.
√Ä sa sortie en avril 1842, Constant obtient, gr√Ęce √† l'aum√īnier de Sainte-P√©lagie, une commande de peintures murales pour l'√©glise de Choisy-le-Roi o√Ļ il habite au presbyt√®re et commence, en 1843, l'√©criture de la M√®re de Dieu. Sa conduite √©tant exemplaire, Mgr Affre le recommande √† Mgr Olivier, √©v√™que d'Evreux, qui est pr√™t √† l'accueillir √† condition qu'il change son nom pour celui de sa m√®re, afin d'√©viter tout scandale en rapport avec l'affaire de la Bible de la libert√©. Sous l'identit√© abb√© Beaucourt, il part √† √Čvreux en f√©vrier 1843. Ses pr√©dications y rencontrent un certain succ√®s, ce qui suscite la jalousie des pr√™tres du dioc√®se[r√©f. n√©cessaire]. Au mois de juin le journal l'Univers annonce la mort de l'abb√© Constant, information d√©mentie ensuite par le Populaire, puis le 22 juillet 1843 parait dans l'√Čcho de la Normandie un article intitul√© le Nouveau Lazare dans lequel est d√©voil√©e la v√©ritable identit√© de l'abb√© Beaucourt, son proc√®s et sa condamnation. Il est oblig√© de sortir du s√©minaire. L'√©v√™que d'√Čvreux continue encore √† pourvoir √† sa subsistance et √† l'aider par la commande d'une peinture murale pour un couvent. Cette m√™me ann√©e 1843, Constant aurait int√©gr√© une soci√©t√© secr√®te √† Lausanne, ouverte en 1677 par Louis Quinault : l'Ordre herm√©tique de la Rose-Croix universelle. Mgr Olivier est finalement tr√®s afflig√© par la sortie de la M√®re de Dieu (1844), et fin f√©vrier 1844, Constant doit retourner √† Paris en laissant sa peinture inachev√©e. Il revoit son amie Flora Tristan, qui meurt peu de temps apr√®s √† Bordeaux. Il h√©site longtemps avant de publier le manuscrit int√©gral de Flora Tristan, pensant qu'on l'en rendrait responsable, abandonne finalement le projet et √©dite le premier manuscrit sous le titre : l'√Čmancipation de la femme ou le Testament de la paria. √Ä l'automne 1844, Mme Legrand lui demande de venir √† Guitrancourt afin d'achever l'√©ducation de ses enfants. Il y demeure un an puis retourne √† Paris et fait para√ģtre son manifeste pacifique, inspir√© par Silvio Pellico : la F√™te-Dieu ou le Triomphe de la paix religieuse (1845). Les id√©es utopistes et humanitaires du temps l‚Äôabsorbent alors tout entier. Deux mouvements surtout suscitent en lui de profondes et longues m√©ditations : le saint-simonisme et le fouri√©risme.

Nouvelle orientation de sa carrière vers l'ésotérisme et l'occultisme

En 1845, dans le Livre des larmes, il d√©veloppe pour la premi√®re fois des notions d'√©sot√©risme, il compose aussi des chansons et illustre deux ouvrages d'Alexandre Dumas : Louis XIV et son si√®cle et le Comte de Monte-Cristo. Ad√®le Allenbach, devenue actrice, vient le voir souvent. Elle conserva toujours la m√™me admiration pour son ¬ę petit-p√®re ¬Ľ dont elle accompagna le cercueil jusqu'√† sa derni√®re demeure. Alphonse-Louis Constant habite quelque temps √† Chantilly, puis revient se fixer √† Paris, au 10 de la rue Saint-Lazare. Il devient l'ami de Charles Fauvety et les deux hommes fondent en 1845 la revue mensuelle la V√©rit√© sur toutes choses, qui ne parait que pendant quatre mois.

Depuis son retour d'√Čvreux, il se rend fr√©quemment √† Choisy-le-Roi o√Ļ il avait rencontr√© en 1843 Mlle Eug√©nie Chenevier, sous-ma√ģtresse √† l'Institution Chandeau. Parmi les pensionnaires de l'Institution, Eug√©nie s'√©tait li√©e d'amiti√© √† la jeune Marie-No√©mi Cadiot. Lorsque les deux jeunes filles sortent le dimanche, Constant les accompagne et ils passent tous trois de bons moments. Eug√©nie Chenevier et Alphonse-Louis Constant auront un fils, Xavier Henri Alphonse Chenevier, qui na√ģtra le 29 septembre 1846. Marie-No√©mi Cadiot tombe elle aussi amoureuse d'Alphonse-Louis, elle s'√©chappe un beau jour de chez ses parents pour aller se r√©fugier dans la mansarde de celui-ci. Son p√®re exige alors le mariage, sous la menace d'une accusation de d√©tournement de mineure, car la jeune fille n'a alors que 18 ans. Constant doit se r√©signer. La c√©r√©monie civile a lieu √† la mairie du X √®me arrondissement de Paris, le 13 juillet 1846. La famille Cadiot n'a pas voulu doter No√©mi et les deux √©poux n'ont pas un sous. Depuis l'affaire de la Bible de la libert√© (1841), aucun √©diteur ne voulait plus publier Constant. √Ä l'instigation de No√©mi, il se lance dans la politique. Il collabore notamment √† La D√©mocratie pacifique, et √©crit un pamphlet virulent : la Voix de la famine. Le 3 f√©vrier 1847, on le condamne encore √† un an de prison et 1 000 francs d'amende. Mme Constant accouche en septembre 1847 d'une fille, Marie. La petite Marie mourra en 1854 √† l'√Ęge de sept ans, au grand d√©sespoir de Constant qui l'adorait.

La r√©volution de f√©vrier 1848 accordant plus de libert√©, il dirige une revue populaire : le Tribun du peuple, qui n'eut que quatre num√©ros, du 16 au 30 mars 1848. Il fonde ensuite avec ses amis Esquiros et Le Gallois un club politique : le Club de la montagne, compos√© de travailleurs. Arrivent les journ√©es de juin, insurrection des classes laborieuses amen√©e par la r√©action pour lutter contre la jeune R√©publique . Le 23 juin 1848 faillit √™tre fatal √† Alphonse-Louis Constant : on fusille, croyant avoir affaire √† lui, un marchand de vin qui lui ressemblait au coin de la rue Saint-Martin et de la rue d'Arcis. Le 24, Mgr Affre, voulant apaiser les insurg√©s, re√ßoit une balle et meurt trois jours plus tard. Constant d√©sire repr√©senter le peuple √† l'Assembl√©e nationale, mais sa tentative √©choue. Son ami Esquiros est en revanche √©lu le 13 mai 1849 et les deux hommes ne se fr√©quenteront plus. le Testament de la libert√© (1848), qui r√©sume ses id√©es politiques, sera son dernier ouvrage du genre. √Ä cette √©poque, madame Constant, qui a d√©j√† publi√© dans la revue de son mari et fr√©quent√© le Club des femmes de Mme Niboyet, se lance dans le monde parisien. Elle √©crit dans le Tintamarre et le Moniteur du soir des feuilletons litt√©raires sous le pseudonyme de Claude Vignon (tir√© d'un roman de Balzac). C'est une p√©riode de relative aisance pour le couple. No√©mi prend des le√ßons du c√©l√®bre sculpteur James Pradier, et gr√Ęce √† cette haute relation, Alphonse-Louis Constant obtient deux commandes de tableaux du minist√®re de l'Int√©rieur. Parall√®lement, il lit la Kabbala Denudata de Knorr de Rosenroth, √©tudie les √©crits de Jacob Boehme, Louis-Claude de Saint-Martin, Emanuel Swedenborg, Antoine Fabre d'Olivet, Chaho, et G√∂rres. Fin 1850, il rencontre l‚Äôabb√© Jacques Paul Migne, fondateur et directeur de la librairie eccl√©siastique de Montrouge, qui lui commande pour sa collection un Dictionnaire de la litt√©rature chr√©tienne. Paru en 1851, l'ouvrage √©tonne par la science profonde qu'il renferme. Vers cette √©poque Constant rencontre le savant polonais Ho√ęn√©-Wronski, dont l‚ÄôŇďuvre fait sur lui une impression durable et l‚Äôoriente vers la pens√©e math√©matique et le messianisme napol√©onien. image du baphomet apparue en 1854  dans le livre d'√Čliphas L√©vi - Dogme et rituel de la haute magie Apr√®s cette rencontre, il se lance dans la r√©daction du Dogme et rituel de la haute magie. Il prend le pseudonyme d'√Čliphas L√©vi, ou √Čliphas L√©vi Zahed (traduction en h√©breu de Alphonse-Louis Constant) . Mme Constant, maitresse du marquis de Montferrier (beau-fr√®re de Josef Ho√ęn√©-Wronski), s'enfuit un jour √† Lausanne pour ne plus revenir. Profond√©ment bless√©, il se remet au travail pour tenter d'oublier.
Mlle Eug√©nie Chenevier vit alors √† Londres , o√Ļ elle gagne p√©niblement de quoi √©lever son enfant. Constant lui √©crit pour lui demander son pardon et il l'obtient. Pendant ce temps √† Paris, son ami Adolphe Desbarolles prend avec l'ex-Mme Constant les arrangements n√©cessaires et fait d√©m√©nager les affaires personnelles du ma√ģtre.

Il bascule définitivement dans l'occultisme ( très à la mode en cette fin de siècle )

En 1859, la publication de l'Histoire de la magie lui rapporte 1 000 francs, il consacre cet argent √† attirer √† lui la plupart des √©sot√©risants fran√ßais (notamment Henri Delaage, Luc Desages, Paul Auguez, Jean-Marie Ragon, Henri Favre, et le docteur Fernand Rozier, que l'on retrouvera plus tard aux c√īt√©s de Papus). Sollicit√© par ses amis Fauvety et Caubet, il se fait recevoir ma√ßon. Initi√© le 14 mars 1861 dans la loge la Rose du parfait silence, dont Caubet √©tait le V√©n√©rable. Il voyagera beaucoup en Angleterre en Italie en Suisse et en 1861, il publie la Clef des grands myst√®res, dernier volet de la trilogie commenc√©e avec Histoire de la magie et Dogme et rituel de la haute magie.
En juillet 1861, le baron italien Spedalieri qui avait acheté chez un libraire de Marseille le Dogme et rituel de la haute magie, décide de prendre contact avec l'auteur. S'ensuit une correspondance de plus de 1 000 lettres. Spedalieri sera l'un des plus importants mécènes du professeur de sciences occultes.
En d√©cembre 1871, √Čliphas L√©vi termine un autre manuscrit : le Grimoire franco-latomorum, consacr√© √† l'explication des rites de la Franc-ma√ßonnerie. √Ä cause de sa maladie de cŇďur il est sujet √† des √©vanouissements au cours desquels il dit avoir des visions extatiques. Pendant l'ann√©e 1873, il ach√®ve le manuscrit de l'√Čvangile de la science.
En novembre 1873, Judith Mend√®s, fille de Th√©ophile Gautier, a besoin pour un de ses romans orientaux, de renseignements sur la Kabbale chald√©enne. La renomm√©e la conduit tout droit chez √Čliphas L√©vi, qui invit√© un jour chez son p√®re, pr√©dit √† la jeune femme ses futurs succ√®s en lisant dans sa main. Son mari Catulle Mend√®s pr√©sente √Čliphas √† l'√©crivain Victor Hugo, qui para√ģt-il connaissait les ouvrages du Kabbaliste et les avait m√™me appr√©ci√©s. L'ann√©e 1874 est tr√®s douloureuse √† passer : une bronchite assez grave, des √©touffements, une fi√®vre persistante ne lui laissent presque aucun repos. Ses jambes enflent peu √† peu et une sorte d'√©l√©phantiasis se d√©clare bient√īt. En janvier 1875, il ach√®ve son dernier manuscrit : le Cat√©chisme de la paix.
Pour cl√īre son portrait, signalons qu'aux derniers instants de sa vie, Alphonse-Louis Constant, dit √Čliphas L√©vi confessa, puis renia tous ses mensonges pass√©s, et souhaita retourner dans le giron de l'√©glise catholique. Le 31 mai 1875, il s'√©teint au 155 rue de S√®vres, √† 65 ans. On l‚Äôinhume au cimeti√®re d'Ivry, une simple croix de bois marquant l'emplacement de sa tombe. En 1881, son corps sera exhum√© et ses restes plac√©s dans la fosse commune.


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