⚜ Moyen-âge : Les guerres médièvales

Les guerres au moyen-âge    

L'apport des croisades dans l'art de la guerre


Poitiers (pour comprendre les bouleversements qui intervinrent après l'an 1000 en France, il convient de faire un bref rappel historique)

Moins d'un siècle après la mort de Mahomet, les guerriers musulmans ont envahi l'Espagne en 711, ils y resteront des siècles, jusqu'en 1492 (reconquista). Donc, en 717, ils franchissent les Pyrénées et investissent le Languedoc, la chrétienté n'a jamais été aussi menacée. Le duc d'Aquitaine, Eudes, était parvenu à freiner la poussée islamique près de Toulouse en 721. Le duc Eudes s'était allié avec un gouverneur berbère de Septimanie, de religion musulmane et en révolte contre ses coreligionnaires. Le gouverneur d'Espagne, Abd al-Rahman, organise alors une expédition punitive contre les Aquitains. Devant un tel danger, Eudes fait appel à son voisin Charles Martel qui contrôle tout le Nord de la Loire. Celui-ci fait avancer son armée venue de toutes les provinces du royaume FRANC. En 732 la bataille s'engage près de Poitiers contre les troupes d'Abd al Rahman, les forces en présence sont colossales. Charles Martel équipe chacun de ses soldats d'une épée, d'un haubert ainsi que d'une longue lance. Après sept jours durant lesquels les troupes se livrent seulement quelques escarmouches, les guerriers musulmans se décident à attaquer, mais ils se heurtent aux défenses franques. Abd al-Rahman est tué au cours de cette offensive, et les guerriers musulmans rescapés s'enfuient au cours de la nuit. Ce sont 375 000 guerriers musulmans qui auraient péri à en croire les chroniqueurs de l'époque, ce chiffre invérifiable est contesté par certains historiens de nos jours. Cette grande victoire Franque marqua profondément tous les esprits de cette époque, et, permit à la France de ne pas subir le meme sort que l'Espagne. Fort de ce succès, Charles Martel investit l'Aquitaine et chasse les chefs musulmans qui y sont installés. Le chef FRANC apparaît alors comme le sauveur de la chrétienté, et le maître incontesté du royaume FRANC. Les razzias musulmanes seront néanmoins légion dans le sud de la France jusqu'en l'an 1000, après cette date, il n'y aura plus d'incursions musulmanes en FRANCE.

Quelques sources :
Jules Michelet - histoire de France des origines à la mort de Louis XI, livre publié entre 1833 et 1844.
Victor Duruy - abrégé de l’histoire du Moyen Age pour le cours de seconde publié en 1857.
Charles Seignobos - manuel pour la classe de 5ème publié en 1904.
Ernest Lavisse - manuel pour le cours moyen, 1ère et 2ème année publié en 1913.
Arthur Huby - manuel pour la classe de 4ème publié en 1925.
Jules Isaac - Comité de vigilance des intellectuels antifascistes livre publié en 1925.
Léon Brossolette et Marianne Ozouf, père et sœur du héros de la Résistance - petit manuel pour le cours élémentaire, 1ère année ,livre d’Histoire de France publié en 1935.
Philippe Nemo - manuel d’histoire pour les CE2-CM1-CM2 publié en 2012.


Roncevaux

Charlemagne règne depuis 10 ans. Il a commencé à réorganiser le royaume FRANC, mais il a aussi entrepris ses premières conquêtes, au nom de la foi : à coups d'épée et de hache, on inculque aux Saxons les vertues de la religion chretienne et on annexe les Lombards qui ont osé menacer les territoires du Pape. Au sud des Pyrénées, les Sarrasins stoppés jadis par son grand père Charles Martel sont solidement implantés dans l'Espagne musulmane dirigée par l'émirat de Cordoue. Le roi très chrétien décide d'une expédition contre les Infidèles d'Espagne. Il franchit les Pyrénées mais l'invasion est un echec, il doit repasser les Pyrénées où son armée bat en retraite en ce milieu d'été 778. Ganelon le beau-père de Roland, désireux de se venger de celui-ci ainsi que des onze pairs qui lui vouent un véritable culte, pactise avec Marsile, un roi sarrasin, et lui donne toute les informations qui permettront d'exterminer l'arrière-garde de Charlemagne. Le 15 août 778 Roland est nommé à la tête de cette arrière-garde, avec ses onze pairs dont Olivier, comte de Genève et meilleur ami de Roland. Charlemagne a dès lors un sombre pressentiment. Marsile a réuni 400 000 hommes, qui se ruent sur les 20 000 Francs, enclavés dans le col de Roncevaux. Par fierté, Roland refuse alors de sonner l'olifant (cor) pour rappeler Charlemagne. La première vague de Sarrasins (100 000 hommes) est contrée et exterminée. Mais au bout du cinquième assaut, les Francs ne sont plus que 60. Roland se décide alors à sonner de l'olifant, Charlemagne l'entend mais Ganelon le dissuade d'en tenir compte. La bataille continue, Roland tranche la main de Marsile qui s'enfuit. Olivier mortellement blessé meurt dans les bras de Roland. Roland reste seul avec son ami Turpin qui sont soudain assaillis par 400 sarrasins qui les criblent de flèches avant de s'enfuir. Mourant Roland tente en vain de briser son épée, la vaillante Durandal, qui brise un roc. Roland se couche alors le visage tourné vers l'Espagne et s'en remet à Dieu. Charlemagne, très affecté, condamne le traître Ganelon, symbole de la félonie. La fiancée de Roland, Aude, meurt de chagrin. Le poème fait une grande part au merveilleux chrétien et à l'amour des preux chevaliers pour la « douce France ».


Hastings

Le 14 octobre 1066, les troupes normandes et saxonnes s'affrontent à Hastings. On compte environ 7 000 hommes dans chaque camp. L'armée saxonne est très disparate et essentiellement constituée d'hommes à pied qui ont pour seule consigne de « bombarder l'ennemi avec tous les projectiles possibles ». La ligne de front est protégée par une ceinture de boucliers. En face, l'armée de Guillaume paraît mieux organisée. Elle est constituée de normands, bretons, flamands, français... Une première ligne d'archers est chargée d'harceler l'ennemi tandis qu'une ligne de fantassin prend le relais. Les chevaliers suivent... Suivant le plan de Guillaume, les archers décochent leurs flèches sur les lignes adverses. Mais la chevalerie normande s'éparpille dans les marécages, c'est la déroute. Le bruit circule que le duc de Normandie a été tué. La panique gagne les rangs, les Anglais se lancent à la poursuite des fuyards. Guillaume ôte son casque et parcourt ses lignes afin que ses soldats le reconnaissent. Mais les défenses anglaises tiennent bon. C'est alors qu'il ordonne un simulacre de retraite. Un trait de génie ! Il attire ainsi les Anglais désorganisés et sans discipline pour mieux les occire. La bataille se prolongea l'après-midi. Harold meurt après avoir reçu une flèche dans l'œil. A la nuit, Guillaume avait gagné la bataille d'Hastings, ainsi que le trône de l'Angleterre. La bannière papale arborée durant la bataille confère à l'expédition le statut d'une véritable croisade contre le roi saxon. Transformant le pays en l'un des plus puissants d'Europe, les Normands ont importé l'arc long, qui fait sa première apparition à Hastings. Arme de prédilection des Anglais, ravageuse lors de la guerre de Cent Ans.


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