✠ Templiers : Mythes et vérités attachés à l'histoire des Templiers

Mythe et réalité concernant les Templiers

la religion Catholique cette époque, la religion Catholique était omnipotente dans l'Occident Chrétien, elle le restera jusqu'au début du XVI ème siècle. L'an mil généra la naissance des Ordres de Chevalerie Militaires et Religieux, ce tournant dans l'histoire marqua une révolution dans le système de gouvernance des Etats. Les différentes fonctions, issues de l'époque carolingienne et revues au début du X ème siècle partagent la société Française entre Orant (religieux), Pugnant (guerriers) et Laborant (travailleurs). En 1073 les Turcs Seldjoukides prennent le contrôle de la ville de Jérusalem après leur victoire sur les Fatimides, dès lors, et contrairement aux usages en vigueur depuis l'an 800, ils interdisent les pélerinages aux Chrétiens. La suite tout le monde la connait, entre 1075 et 1092 les Chrétiens essayeront bien de retourner à Jérusalem mais à chaque fois ils seront refoulés à Alep, Antioche, ou Kobané, par les Musulmans. A partir de 1074 et jusqu'en 1085 le Pape Grégoire VII sillonne l'europe afin de reveiller les seigneurs et les appeler à délivrer les lieux saints, en vain. Puis, le Pape Victor III continuera ce travail en 1086 et 1087, en vain. Urbain II reprendra le flambeau dès 1088 en se servant toutefois des échecs de ses prédecesseurs, il agira plus finement. Il proposera aux chevaliers d'aller conquérir de nouveaux fiefs plutôt que de guerroyer en permanence entre eux sur le sol Français. En effet avec le système féodal l'ainé héritait tout de son père les autres n'avaient rien ce qui couplé à une démographie galopante générait des guerres incessantes sur tout le territoire. De plus, ce Pape promit aux pélerins la levèe des liens de vassalité et de servage pendant toute la croisade, ce qui ouvrait des perspectives de vie meilleure pour tous ceux qui partiraient, les Serfs devenaient libres avec l'espoir de devenir riches, les Seigneurs n'avaient plus de suzerain et pourraient acquérir des fiefs hors de France. Avec de tels arguments son discours de clôture lors du concile de Clermont reçut un écho plus que favorable.
C'est croisade ( Seigneur respecté de Flandre ) présent au concile de Clermont qui répondra le premier favorablement à l'appel du Pape. Dès le lendemain il réunit en présence du Pape tous les seigneurs encore présents et il fut décidé qu'il organiserait cette entreprise hors du commun, et c'est de Boulogne sur mer que la première croisade partirait. Cet engagement de croisade à répondre aux appels de la Papauté est du à une chose que vous ignorez sans doute :

Godefroy ou Godefroid est le deuxième fils ❎ d'un riche Seigneur flamand "Eustache II -Aux Grenons- Comte de Boulogne" et d’une wallonne niéce du Pape Etienne IX "Ida de Lotharingie", héritière de Bouillon (Ardennes, Belgique), et des ducs de Basse-Lotharingie. Godefroy de Boulogne est un descendant de Charlemagne ❎ et, comme son illustre ancêtre, c'est un personnage extraordinaire. Il appartient à un clan de ducs, Comtes et évêques, groupe aristocratique qui gouverne la Lotharingie depuis l'an 950. Comme il ne pouvait hériter des terres de son père car deuxième fils, ses parents décidérent de confier son éducation de chevalier à son oncle Godefroy III le Bossu à Bouillon (Belgique). À la mort de ce dernier, il hérite de ses titres d'ou son surnom Godefroy VI de Bouillon. Toutefois, si l'empereur germanique lui concède le marquisat d’Anvers (1076), il lui interdit en sa qualité de roi de Germanie, le titre de Duc de Basse-Lotharingie comme le souhaitait son oncle dans son testament. Godefroy se range néanmoins fidèlement au côté d'Henri IV dans la lutte d'investiture qui oppose l'empereur germanique et le pape Grégoire VII, et entre dans Rome les armes à la main. Pour le récompenser de ses fidèles et loyaux services, l'empereur germanique le reconnaît finalement Duc de Basse-Lotharingie en 1087. Il règne désormais sur le duché de Brabant, le comté de Hainaut, le duché de Limbourg, le comté de Namur, le duché de Luxembourg et une partie du comté de Flandre. Mais il tombe très gravement malade peu de temps après cette expédition à Rome, il y voit un signe du Très-Haut, et il fait le vœu, pour réparer ses torts, d'aller défendre les Chrétiens d'Orient s'il guérit.

Il guérira et tiendra parole !

Sans Godefroy ou Godefroid de Bouillon, il y a fort à parier que la première croisade n'aurait pas démarré en 1096, car les Seigneurs ne se hâtaient pas particulièrement pour délivrer les lieux Saints. C'est donc cette maladie dont Godefroy de Bouillon faillit mourir, mais dont il réchappa par miracle qui fut le point de départ de la première croisade. Tous les Seigneurs d'Angleterre, du nord de la France, de Basse-Lotharingie, de Haute-Lotharingie et de Germanie furent contraints de suivre sans renâcler croisade dans son entreprise.
Son lignage lui vallait de connaître parfaitement, non seulement les langues de l’époque : le roman et le thiois, mais également les mœurs des peuples qui les parlent. En le choisissant comme chef des croisés, le Roi de France savait qu’il serait à la fois un médiateur des querelles inévitables et un trait d’union entre Lotharingiens, Germains et Français qu’il faudrait entraîner puis galvaniser pour les assauts très meurtriers finaux.

Après la première croisade, il y aura la deuxième, puis la suivante etc... Au total il y aura 9 Croisades, et l'aventure se terminera en 1291 avec la déroute de Saint Jean d'Acre , la fin des états latins et le retour définitif des Chrétiens survivants dans leurs pays respectifs !

Les moines soldats catholiques

Mais revenons aux Templiers, en 1104 le roi Baudoin 1er de Jérusalem avait demandé à Geoffroy de Saint-Omer d'organiser la sécurisation des états latins. Geoffroy s'acquitta de cette tâche difficile en quelques années et, dès 1116 la milice des pauvres chevaliers du Christ existait en réunissant les deux fonctions de la société, religieuse et militaire. Cette milice ne sera reconnue officiellement par le Pape qu'en 1129 lors du concile Troyes.

L’origine des Templiers remonte donc à la première croisade en terre Sainte. Après la conquête de Jérusalem en 1099, certains chevaliers décident de rester sur place et fondent le royaume de Jérusalem, la principauté d'Antioche, le comté de Tripoli, et le comté d'Edesse avec pour objectifs, de sécuriser les chemeins de pélerinage, et de veiller sur le tombeau du Christ.

saint-bernard-de-clairvaux

Les commanderies avaient, entre autres, pour rôle d'assurer de façon permanente le recrutement des frères. Ce recrutement devait être le plus large possible. Ainsi, les hommes laïcs de la noblesse et de la paysannerie libre pouvaient prétendre à être reçus s'ils répondaient aux critères exigés par l'Ordre. Avant toute chose, le candidat faisait don de lui-même à l'Ordre. Le candidat pouvait être pauvre, mais il devait être fortement motivé car il n'y avait pas de période d'essai. L'entrée était simple (prononciation des vœux) et définitive (à vie).

Les principaux critères requis pour entrer dans l'Ordre étaient les suivants :
- être âgé de plus de 18 ans (article 58 de la règle)
- ne pas être fiancé (article 669)
- ne pas faire partie d'un autre Ordre (article 670)
- ne pas être endetté (article 671)
- être en parfaite santé mentale et physique (article 672)
- n'avoir soudoyé personne pour être reçu (article 673)
- être homme libre (le serf d'aucun homme) (article 673)
- ne pas être excommunié (article 674).
Le candidat était prévenu qu'en cas de mensonge prouvé, il serait immédiatement renvoyé :
« … si vous en mentiez, vous en seriez parjure et en pourriez perdre la maison, ce dont Dieu vous garde. » (article 668) .


Résumons : en 1113 est créé l’Ordre des Hospitaliers, sa mission est d’assurer aux pèlerins chrétiens hébergements et soins.
Quelques années plus tard, deux chevaliers originaires du Nord de la France,
Hugues des Païens
et
Geoffroy de Saint-Omer
officialisent l’Ordre du Temple (Ordre composé de moines soldats catholiques sous la seule autorité du Pape) afin d’assurer la sécurité de ces mêmes pèlerins. L’ordre religieux militaire des Templiers voit ainsi le jour officiellement en 1118, avec la bénédiction du Pape. Ces deux ordres organisent en Occident un important réseau de commanderies , comme celles du Larzac , destinées à alimenter l’effort de guerre en Terre Sainte.
Dès sa création, l’Ordre des Templiers bénéficie d’avantages matériels de toutes sortes ainsi que d’appuis considérables : celui de saint Bernard qui édicte sa règle , et celui du Pape Honorius II, qui lui permet d’être indépendant de la hiérarchie de l’Eglise.

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Bernard de Clairvaux, infatigable missionnaire naquit en 1091 à Fontaines, près de Dijon, en Bourgogne. Son père, Tescelin Sore, était seigneur de Fontaines, et sa mère Aleth était fille du seigneur de Montbar. Le château de ses pères a été donné aux religieux Feuillants et transformé en monastère.
Bernard de Clairvaux En 1113 conversion de Bernard de Clairvaux . Il avait environ vingt-trois ans quand il alla se mettre avec trente autres jeunes gens, ses compagnons, sous la conduite d'Etienne, abbé de Cîteaux. Mi-août 1115, Bernard et ses moines s’installent dans le val d’Absinthe – cette plante y poussait en abondance – à Clairvaux, en Champagne, non loin de Ville-sous-la-Ferté. Cette combe, longue de 1500 mètres et large de 200, était bien irriguée et entourée de collines boisées. Son orientation d’est en ouest lui valait d’être baignée toute la journée de lumière, d’où le nom de Claire-Vallée, ou Clairvaux, qui lui fut donné. Si les conditions de cette implantation demeurent obscures, il faut en retenir le caractère familial et féodal : le principal artisan de la fondation en est le sire de La Ferté, Josbert le Roux, cousin de la mère de Bernard de plus, sept des douze moines qui accompagnaient Bernard sont de proches parents ( quatre frères, son oncle, et deux cousins ). C'est à partir de ce montent-là que l’ordre de Cîteaux commença à se répandre d'une manière extraordinaire. La même année, fondation de l'abbaye de la Ferté, première fille de Cîteaux, au diocèse de Chalons-sur-Saône, sur la Grône, par les seigneurs de Vergy, Savaric et Guillaume son fils, comtes de Châlons-sur-Saône.

En 1117 Bernard ,atteint d'une maladie grave, est confié aux soins d'un médecin de la campagne, que lui procure Guillaume, évêque de Châons-sur-Marne.
En 1123 Adam, abbé de saint Denys, a pour successeur, d'un commun accord de tous les religieux, l'abbé Suger, à qui Bernard écrivit plusieurs fois.
En 1125 Bernard réconcilia les Milanais avec le pape Innocent et Lothaire II, qui fut élu empereur.
En 1128 le jour de la fête de saint Hilaire, concile de Troyes, qu'on place à tort en 1129, comme il ressort des témoignages de Michel, qui en fut le secrétaire. Il fut présidé par Mathieu, évêque d'Albano, légat du Saint siège. On y compta parmi les assistants, Étienne de Cîteaux, Bernard de Clairvaux et d'autres abbés du même ordre. C'est dans ce concile qu'on détermina les couleurs blanches des habits à donner aux Templiers, et la règle qu'ils devaient suivre. Ce n'est que plus tard que le pape Eugène III leur fit placer la croix rouge sur leurs habits.
En 1131, cinquième année du règne de Lothaire II, vingt-deuxième de celui de Louis VI, roi de France, le pape Honorius meurt, le 16 janvier, dans la sixième année de son pontificat. Un schisme très-grave règne dans l'Église de Dieu, Grègroire, élu canoniquement sous le nom d'Innocent II le 17 février, se vit disputer le trône par Pierre, fils de Pierre de Léon, appuyé par la violence de ses amis qui étaient tout-puissants à Rome, et par Roger, roi usurpateur de Sicile. Pendant huit ans, Bernard défendit avec courage la cause d'Innocent. En effet, entre autres choses, dans le concile tenu à ce sujet, cette même année, à Étampes, il fut choisi tout d'une voix, par les pères du concile, comme arbitre du différend, et se déclara pour innocent contre Anaclet. Il amena le roi d'Angleterre Henri à le reconnaître également. La même année, Bernard, avec une humilité admirable, refusa l'évêché de Gênes, devenu vacant l’année précédente par la mort de Sigefroy.
En 1132 départ du pape Innocent de France, pour l'Italie, Bernard l'accompagne. Il réconcilie les Pisans et les Génois. L’évêché de Gênes lui est offert pour la seconde fois, avant que Syrus y soit nommé, et même après la nomination de Syrus qui veut se démettre. II refuse avec la même persévérance et la même humilité qu'auparavant.
En 1134 Concile de Pise. Pendant que Bernard, sur l'ordre du pape Innocent, s'y rendait en traversant la Lombardie, après avoir réconcilié ensemble Lothaire et Conrad, il reçoit des Milanais, excommuniés et privés de la dignité de Métropole, pour avoir, à la suite d'Anselme, leur archevêque, embrassé le parti de Conrad et d'Anaclet, une lettre où ils le prient de les faire rentrer en grâce avec Lothaire et Innocent.
En 1135 Bernard passe par Milan en revenant d'Italie, et revient à Clairvaux, dont on transfère les bâtiments dans un lieu plus commode.
En 1137 Bernard, appelé par le pape Innocent, repasse une troisième fois les Alpes pour retourner en Italie, qui gémissait sous Anaclet, des vexation de Roger de Sicile. Ce prince, vaincu grâce aux prières de Bernard, par le duc Rainoulphe, voyant qu'il ne pouvait l'emporter par la force des armes, eut recours à la force de l'éloquence et confia la défense de la cause d'Anaclet à Pierre de Pise, homme d'un rare talent pour la parole mais le voyant vaincu et ramené du schisme par Bernard, il n'en revint pas lui-même à de meilleurs sentiments.
En 1138 mort malheureuse de l'antipape Anaclet, à qui la fraction de Roger donna pour successeur le cardinal Grégoire, qui prit le nom de Victor et qui se dépouilla des insignes du pontificat entre les mains de Bernard. Le schisme se trouva donc ainsi terminé, grâce au zèle et à la prudence de Bernard, après avoir duré sept ans.
En 1153 Bernard meurt en paix, après avoir rétabli la paix entre les habitants de Metz, le 20 août à neuf heures du matin, dans la soixante-troisième année de son âge, la quarantième de sa profession religieuse, et la trente-huitième de sa prélature.

Respectant les vœux de pauvreté, chasteté et obéissance, l’Ordre se développe rapidement en Occident. Les donations faites par les familles nobles, mais également le talent à faire fructifier les terres et les biens légués ou achetés confèrent à l’Ordre une grande prospérité. A la fin du XIII ème siècle, les templiers trop peu nombreux en Terre Sainte perdent toutes les batailles face aux Musulmans. Tous les rois d'occident promettent des renforts aux Templiers pour garder les Etats Latins et tous trahissent leurs promesses. Il faut dire qu'ils sont tous plus occupés à défendre et agrandir leurs royaumes, qu'à engager des fortunes et des hommes pour défendre les Etats Latins qu'ils savent condamnés à plus ou moins longue échéance à cause de leur éloignement. Dès l'année 1250 les jeux sont faits, mais les Templiers résisteront néanmoins bravement, de 1250 à 1291 à 1 contre 10, mais en 1291 après la débâcle de Saint Jean d'Acre les survivants se replient sur Chypre puis de là ils regagnent leurs royaumes.

La perte de Saint Jean d'Acre 1291

Des moines soldats très riches

A cette époque bien que défaits militairement en Terre Sainte, les Templiers sont extrêmement riches. En effet, les commanderies templières continuent de rapporter gros et il n'y a plus de dépenses à engager pour l'effort de guerre. Non seulement ils sont riches mais ils sont encore nombreux et organisés militairement, et pour couronner le tout ils n'ont de comptes à rendre qu'au Pape ! Le roi de France prendra d'abord ombrage de cette situation, puis il prendra peur face à une telle puissance qui n'a pas de compte à lui rendre.

C'est l'Etat dans l'Etat, dès lors sa cupidité sera sa seule conseillère et il se montrera déterminé à abattre ces Templiers pour récupérer leurs richesses. A Paris, à Londres et dans les commanderies, les Templiers gèrent les fonds royaux et privés qu’ils reçoivent en dépôt. Alors que les Cathares sont pourchassés dans le Sud de la France , les Templiers sont devenus les banquiers du royaume. La tour du Temple de Paris abrite même le trésor royal.

Templiers trahis et abandonnés

Le roi Philippe le Bel ourdira une machination destinée à salir la réputation du Temple pour ensuite le détruire, il sera aidé en cela par un clergé revanchard qui était jaloux de cet Ordre prestigieux. Ce clergé Français organise dès 1295 une campagne diffamatoire contre les Templiers, afin de forger dans l'opinion une image négative des Templiers , représentés comme des hommes arrogants et avares.
De son côté , Philippe le Bel, roi de France, qui désire s’approprier les richesses de l’Ordre et briser son indépendance use de son autorité pour isoler les Templiers. Le peuple qui avait une très bonne opinion des Templiers tant que ces derniers étaient les gendarmes des Etats Latins, finit par se désintéresser du sort de ces hommes qui ne sont plus ni moines ni soldats. Pendant dix longues années ce travail de sape portera ses fruits et en 1305, les rumeurs s’amplifient en accusant les Templiers de faits très graves : hérésie, idolâtrie et même, sodomie. Le vendredi 13 octobre 1307 eu lieu l’arrestation en masse des Templiers qui furent emprisonnés et jugés.
Cette opération fut La plus extraordinaire de tous les temps.
Le procès dure près de sept ans et, sous les tortures prodiguées par les sbires de Guillaume de Nogaret, certains Chevaliers du Temple finissent par avouer les crimes qu'on leur impute. Les chevaliers qui ne cédent pas sont brulés vifs. Les bûchers seront légion dans tout le pays à partir de 1308.
Sous la pression de Philippe le Bel, le pape Clément V ( mis en place par le roi Philippe IV le Bel ) émet le 02 mai 1312 la bulle Ad providam , signifiant la suppression de l'Ordre. Le 18 mars 1314, Jacques de Molay, emprisonné depuis octobre 1307 dans la prison du Temple, est conduit devant la cathédrale de Notre-Dame pour entendre le verdict du procès, en compagnie de Geoffroy de Charnay, précepteur de Normandie , de Hugues de Payraud, visiteur général de l'Ordre, et de Geoffroy de Gonneville, Commandeur d'Aquitaine. La sentence des juges est la prison à vie. Mais Jacques de Molay et Geoffroy de Charnay dans un sursaut d'orgueil haranguent la foule en disant que leurs aveux ont été volés, que les Templiers n'ont commis aucun crime et sont victimes d'une machination.

Malédiction lancée par le dernier templier contre le Roi et le Pape

La malédiction du grand-maître jacques de molay en 1314




Furieux Philippe IV le Bel ordonne leur condamnation au bûcher. Le lendemain 19 mars 1314, sur le bûcher dressé sur l'île aux Juifs, en face du Palais de la Cité, Jacques de Molay s'écrie : "Pape Clément ! Roi Philippe ! Avant un an, je vous cite à comparaître au tribunal de Dieu pour y recevoir votre juste chatîment ! Maudits ! Maudits ! soyez tous maudits jusqu'à la treizième génération de vos races !" La malédiction du grand-maître allait s'avérer :
Clément V meurt le 20 avril 1314 d'étouffement.
Philippe IV le Bel décède dans la nuit du 26 au 27 novembre 1314 d'un ictus cérébral.
Ses trois fils mourront dans les 12 années à venir, sans laisser de descendance mâle, mettant ainsi fin à la lignée des Capétiens directs.

C’est l’Ordre des Hospitaliers qui, finalement, hérita des biens Templiers. Sur le Larzac, ils prirent le relais de leurs « frères » Templiers, ceci jusqu’à la révolution en 1789. Il convient de noter que les Hospitaliers qui avaient mesuré la nature du danger que représentait le roi Philippe IV le Bel, s'étaient rangés du coté du roi dès l'année 1295 ( contrairement aux Templiers qui ne reconnaissaient que le Pape ). Les Templiers avaient vécu cet épisode comme une trahison des Hospitaliers.





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Mythe toujours vivace de nos jours

Dans la mémoire collective, les Templiers occupent toujours une place spéciale , en effet le Trésor des Templiers et le Secret des Templiers alimentent une littérature abondante, des recherches historiques et archéologiques permanentes en France et dans les autres pays Européens. Une multitude d'ouvrages est consacrée au trésor des Templiers, entre le Saint Graal, l’Arche d’Alliance ou encore le tombeau du Christ. Tous ces ouvrages reposant plus ou moins sur des faits relatés par les premiers narrateurs des exploits des Templiers vers 1135.
Nous savons que les Templiers ont retrouvé des choses très importantes lors de leurs fouilles (qui durérent 12 ans entre 1104 et 1116) dans les sous sols de l'ancien Palais du roi Salomon ainsi que dans les fondations du Temple du roi Salomon . Bernard de Clairvaux fut le récipiendaire de ces trouvailles, il en confia une partie à Etienne Harding pour étude, puis les achemina au saint siège. Nous savons également que Bernard de Clairvaux exigea de la part des découvreurs (Geoffroy de Saint-Omer et ses hommes) le secret absolu sur les découvertes.
Mais la légende du convoi secret qui aurait quitté Paris quelques semaines avant leur arrestation, est probablement celle qui aura fait couler le plus d’encre. Les Templiers se savaient menacés par Philippe IV le Bel dès 1295, dans ces conditions ils ont eu tout le temps de préparer un repli en cas de danger imminent.
Nous savons que certains Templiers ont été prévenus de l’arrestation à venir, et qu’ils en ont profité pour fuir. La France de l'an 1307 n'était pas la France de nos jours, il convient de noter que tous les territoires à l'Est du Rhône n'étaient pas Français, les régions que nous connaissons aujourd'hui sous les noms de Lorraine Ardennes Alsace Franche-Comté n'étaient pas non plus Française. Beaucoup de Templiers ont donc trouvé refuge dans ces territoires, mais d'autres se sont expatriés plus loin, en Angleterre en Ecosse au Portugal etc.

carte du royaume Franc de l'an 1307 qui n'était pas la France que nous connaissons de nos jours
Les archives et le trésor du Temple ont été mis à l'abri de la convoitise du Roi, dans des royaumes ou Philippe IV le Bel n'était pas le bienvenu. Au tout début d'Octobre 1307, nous savons qu'à la faveur d'une nuit pluvieuse un bataillon de templiers quitta la forteresse du temple de Paris, ce convoi se scinda rapidement en deux groupes :

    9 bateaux du Temple pour l’Angleterre via le port de Boulogne sur mer puis en longeant les côtes anglaises vers l’Écosse. Le roi anglais de l’époque, Édouard II, fut d’abord peu enclin à arrêter les Templiers. En effet, il lui faudra deux ans pour ordonner à ses officiers « d’arrêter tous les Templiers encore en liberté dans son royaume, et de les tenir sous bonne garde ». Le roi d’Écosse Robert le Bruce quant à lui recueillera les Templiers et, plus tard, ces derniers reconnaissant se battront à ses côtés contre le roi d'Angleterre.
     9 bateaux du Temple pour le Portugal via le port de la Rochelle.

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sources :
(Archives du Vatican - interrogatoires menés par les notaires du Pape en 1308)
(Liste des Templiers fuyards - Bibliothèque Nationale de Paris)


Ci-dessous à gauche, la Croix archiépiscopale ou patriarcale, emblème des dignitaires de la milice des pauvres chevaliers du Christ qui prendra plus tard le nom d'Ordre du Temple. Croix apparue dès 1106 dans les Etats Latins d'Orient.
Ci-dessous au centre, la Croix pattée huit pointes rentrées apparue dès 1118 chez les chevaliers combattants de la milice des pauvres chevaliers du Christ qui prendra plus tard le nom d'Ordre du Temple. Cette croix sera très largement utilisée par les chevaliers jusqu'à la fin du XII ème siècle.
Ci-dessous à droite, la croix pattée, symbole des templiers, elle est apparue vers l'année 1124, et c'est le Pape Eugène III qui donna définitivement ce symbole aux chevaliers de l'Ordre en 1147. Néanmoins cette croix sera peu uitilisée par les chevaliers au XII ème siècle.
croix utilisées par l'Ordre du temple


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