❃ Célébrités : Philippe le Bel

   Philippe IV le Bel, un roi cupide et méchant   


L'Ordre du Temple de l'an 1118 était composé de moines soldats Catholiques au service du Pape et sous son commandement suprême, et cet ordre est resté Catholique jusqu'a sa dissolution par le Pape Clément V le 22 mars 1312. C'est Philippe IV le Bel, aussi cupide que méchant, qui fut l'artisan de l'extermination de l'Ordre du Temple.


Avénement d'un roi sans scrupules

Il devint roi à l'âge de dix-sept ans, en octobre 1285. L'importance de Philippe le Bel dans l'histoire de France est incontestablement reconnue par tous les historiens. Sous son règne, le royaume de France atteint l'apogée de sa puissance, avec vingt millions d'habitants, c'est le royaume le plus peuplé de la chrétienté. A cette époque le royaume connaît une grande prospérité économique, et le pouvoir royal se renforce considérablement, Philippe le Bel est le premier souverain d'un royaume moderne et centralisé.

Une instabilité monétaire chronique

Sous son règne, les traditions féodales sont abandonnées au profit d'une administration centralisée. Mais cette centralisation mécontente les grands seigneurs, et les nouveaux impôts sont impopulaires chez les bourgeois. À l'aide de juristes, notamment de Guillaume de Nogaret, Philippe IV transforme le pays en une monarchie moderne où la volonté du roi s'impose à tous (où par exemple la justice royale prévaut sur l'église). Mauvais gestionnaire il est obsédé par l'argent. Le roi et ses conseillers décident l'émission de nouvelles monnaies. Aux dévaluations succèdent les réévaluations, c'est l'incohérence absolue. Ces mutations monétaires aboutissent à un mécontentement général dans le Royaume. Entre 1306 et sa mort, le roi fait face à des émeutes populaires mais aussi à des ligues nobiliaires qui exigent, entre autres, le retour à la stabilité monétaire. Il est accusé par tous ( riches et pauvres ) d'émettre de la fausse monaie, tous réclament le retour à la monaie de Saint Louis.

Philippe le Bel envoi ses sbires armés en Italie pour séquestrer le Pape Boniface VIII c'est : L'attentat d'Anagni !

Philippe IV le Bel a de nombreux contentieux avec le pape Boniface VIII et Bernard Saisset, l'évêque de Pamiers. Ce dernier incite notamment certains comtes à se défaire de la tutelle du roi. Au début de l'année 1303, Philippe le Bel est menacé d'excommunication. Conseillé par son chancelier, Guillaume de Nogaret, il réplique par la convocation d'un concile à Lyon dont le but est de juger le pape, que plusieurs qualifient d'« indigne », pour le déposer. Nogaret est chargé de se rendre en Italie afin de notifier les volontés du roi au pontife, Boniface VIII. Celui-ci, ayant appris les intentions de Philippe le Bel avant l'arrivée de Nogaret, prépare la bulle d'excommunication Super patri solio (Petri solio excelso).

L'apprenant, Nogaret décide d'organiser un coup de force contre le pape avant la fulmination et la mise en vigueur de la bulle, le 8 septembre. Il recrute une troupe de 600 cavaliers et de 1 500 fantassins menés par deux chefs de guerre, par surcroît ennemis du pape, Sciarra Colonna et Rinaldo de Supino. Dans la nuit du 7 au 8 septembre 1303, ils investissent la petite ville d'Anagni dans le Latium, où réside le pape pendant l'été. Ils réussissent à s'emparer sans trop de mal du palais pontifical de la ville. Cependant, les buts de Nogaret et de Colonna divergent. Nogaret veut simplement lui notifier la citation à comparaître au concile Colonna veut s'emparer de la personne du pape et l'obliger à renoncer à sa charge. Nogaret parvient à calmer son complice et lit solennellement son acte d'accusation au pape. Celui-ci fait face avec dignité sans céder sur aucun point, déclarant : « Voici mon cou, voici ma tête. »

La légende probablement fausse prétend que Nogaret aurait même giflé le pape. Les assaillants sont cependant contraints de quitter la ville au bout de deux jours sous la pression populaire.
Mais profondément humilié, Boniface, déjà âgé de 60 ans mourut un mois plus tard.

Son successeur, Benoît XI abroge la bulle Super Patri Solio. Cependant il refuse d'amnistier les coupables de l'attentat d'Anagni, Sciarra Colonna et Nogaret, en fulminant en particulier contre eux et quelques autres complices la bulle d'excommunication Flagitiosum Scelus, du 7 juin 1304, les citant à comparaître devant son tribunal, dans le délai d'un mois, à Pérouse, sous peine d'être condamnés par contumace. Nogaret, pour sa part, ne se présentant pas, reste excommunié. Le nouveau pape décède à son tour le 7 juillet 1304.

Le nouveau pape, Clément V, élu en 1305, est un Français c'est à Philippe le Bel qu'il doit sa tiare. Il installe la papauté à Avignon en 1309 et lève en 1311 toutes les condamnations portées contre le roi et ses conseillers, déclarant que durant tout le conflit l'attitude de Philippe le Bel avait été juste.

La chasse aux sorcières dans le royaume

Pour détourner l'attention des mécontents envers sa personne, il va désigner les coupables de tous ces désordres financiers.
C'est ainsi qu'il expulsera les banquiers Lombards hors du royaume après les avoir délesté de leurs biens.
Puis il expulsera les Juifs du royaume après les avoir délesté de leurs biens.
Enfin il laissera libre cours à sa cupidité en s'attaquant à l'Ordre du Temple qu'il considère comme un danger pour son pouvoir. Il les croit très riches et n'aura plus qu'une obsession : exterminer ces hommes riches et arrogants qui n'obéissent qu'au Pape ! Seulement le Temple est autrement plus important que les Lombards ou les Juifs, il lui faudra ruser et employer des moyens modernes de nuisance, à savoir la publicité. Ce sont ses sbires zélés qui s'emploieront à ruiner la réputation des chevaliers du Temple, dès 1295 et jusqu'en 1307 des publications et des histoires peu ragoutantes seront propagées dans la population de tout le royaume Franc. Philippe le Bel était un roi très en avance sur son temps, car de nos jours, ses méthodes sont toujours employées pour noicir l'image des individus gênants !

La fin de son règne

En 1305 il réussira à faire élire son pape : Cément V. Dès lors la machination mis en place depuis l'année 1295 scellera le sort des chevaliers du temple. En 1307 tous les templiers du royaume sont arrétés, torturés, et ceux qui ne veulent pas avouer les crimes que le roi impute aux templiers sont brulés vifs en place de grève. Il y aura des centaines de templiers brûlés vifs, d'autres seront relachés à condition qu'ils se fassent tout petit, enfin les dignitaires régionaux et nationaux seront emprisonnés à vie. En 1312 le Pape dissoudra le Temple en accordant ses biens aux Hospitaliers. En 1314 les deux derniers dignitaires seront brûlés sur l'ile aux juifs devant Notre Dame de Paris, et avant de rendre l'âme Jacques de Molay lancera sa célébre malédiction envers le roi et le pape. Le roi Philippe le Bel et le Pape mourront en 1314 conformément à la prédiction de Jacques de Molay.


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